Travailler est un privilège ou une nécessité, selon les circonstances, mais dès lors que les relations avec notre supérieur hiérarchique ne collent pas, cela devient rapidement une corvée.
Après mon congé parental, j’ai intégré à temps partiel, un service de clientèle pour répondre aux réclamations. Malgré tous mes efforts et mon expérience passée, il m’était impossible de satisfaire ma nouvelle responsable. Rien ne lui plaisait : elle trouvait mes courriers nuls, mes dossiers inconsistants et mon implication insuffisante… de quoi être rapidement découragée et douter de ses capacités.
Lorsqu’un matin, mon fils de 4 ans est tombé sérieusement malade et que j’ai dû m’absenter deux jours pour le garder, ce fut la goutte qui fit déborder le vase.
A mon retour, ma supérieure ne m’adressa pas la parole de la journée et me donna des ordres par personne interposée. Comme elle récidivait le lendemain, j’ai voulu discuter avec elle. Mais elle me cria dessus (je passe les détails de ses propos cuisants). Puis elle m’ordonna de changer mes horaires pour être disponible le soir (bien que je ne travaillais qu’à 70 %) sinon elle me licenciait.
Devant cet ultimatum, j’ai prié et demandé au Seigneur où était ma place : ici, sous l’égide de cette furie au cœur de béton, ou à la maison avec mes enfants ?
Le Seigneur m’a répondu clairement par sa parole : « serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres….avec simplicité de cœur. » Col.3-22. Cette parole me fut confirmée par une autre personne le jour même, sans que je ne le demande.
Ce n’était pas vraiment ce que j’attendais. L’orgueil, et c’était bien là le problème, me piquait au vif.
J’ai alors demandé pardon à Dieu pour cet orgueil qui m’empêchait d’accepter les exigences de ma hiérarchie, même si elles ne me semblaient pas justes. Puis j’ai commencé à bénir ma chef, car le Seigneur m’a aussi rappelé : « bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent… » Mat.5-44.
Bien que cela soit très difficile, j’ai obéi à la parole de Dieu. Chaque matin j’ai béni cette femme (en grimaçant un peu au début, il est vrai) et j’ai prié pour que notre relation s’améliore. J’ai aussi mis les enfants à la garderie le soir pour être disponible, ainsi je faisais ma part des choses.
La situation a alors très rapidement évolué pour changer radicalement en quelques semaines. Très vite je me suis vue confier les tâches les plus gratifiantes et j’eus brillamment mon concours de titularisation quelques mois plus tard. Mes horaires ont été de nouveau modifiés pour m’arranger. Une relation de confiance s’est établie et à mon grand étonnement, je suis devenue sa confidente.
C’est logique, car si vous lisez la suite de Mat.5-45, il est écrit « …, afin que vous soyez fils (fille) de votre père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes ».
En bénissant ma responsable, j’ai été moi-même bénie et je vous encourage mes sœurs à essayer. Le résultat est tellement édifiant…

















