Seigneur, qu'est-ce que j'ai dit !
Par Auteur externe  |  19 Février 2007  |  5 commentaires  |  Lu 4840 fois
Nous vivons en Alsace depuis bientôt 8 ans. A notre arrivée, nous avons découvert notre grand et spacieux logement et nous avons eu le plaisir de pouvoir acheter une belle grande table familiale.

Cependant, les 6 chaises qui allaient avec et qui me plaisaient énormément, coûtaient 100 euros pièce ! Nous avons donc installé autour de cette table 4 chaises pliantes et deux tabourets que nous possédions déjà. Mais mon mari sachant que j’avais très envie de ces chaises, me dit : «promis ma chérie, l’année prochaine, on achète les chaises  !»

Mais l’année est passée et d’autres dépenses plus urgentes nous ont empêchés de faire cet achat. Et les années se sont donc succédées les unes aux autres sans jamais voir l’ombre d’une nouvelle chaise dans mon salon !! Le temps passant, j’ai commencé à détester mes 4 chaises pliantes et mes 2 tabourets, je les trouvais affreux. J'avais l'impression qu'ils gâchaient tous mes efforts pour faire une belle table à mes invités. En les voyant, j'étais agacée et je voulais absolument en changer.

Il y a environ 2 ans, un jeune est venu me voir dans notre bureau (car nous sommes éducateurs) pour me dire qu’il voulait s’acheter un vélo. Il me présente le modèle à 249 euros. Je lui explique que c’est beaucoup trop cher car cela représente plus d’une année d’argent de poche. Un vélo à 100 euros c’est suffisant !

Mais il insiste car c’est celui là qu’il veut et pas un autre... Notre discussion dure longtemps, à bout d’argument je finis par lancer : « Moi ça fait des années que j’ai envie d’avoir des chaises neuves, je n’ai pas l’argent pour les acheter donc je me contente de ce que j’ai ! ».

Qu’est ce que je venais de dire ? Que je me contentais de ce que j’avais ? Mais c’était faux !! Mes paroles firent réfléchir ce jeune qui se rangea à mon avis.

Pendant plusieurs jours, je ne me suis pas sentie en paix, je me disais « mais qu’est ce qui m’a pris de prendre cet exemple ? » En plus, j’ai le toupet de demander à ce jeune d’appliquer quelque chose que je ne vis pas moi-même !

Mais j’ai fini par capituler : « Oui j’accepte Seigneur que les chaises ne soient pas une priorité dans ma vie et je me contente de ce que j’ai. C’est plus important de pratiquer l’hospitalité et d’être disponible pour les autres… et les chaises arriveront en leur temps ! »

Depuis ce jour, c’est à peine si je remarque mes 4 chaises et mes 2 tabourets. Le jour où je devrais m’en séparer définitivement, ils me manqueront... Car grâce à eux j’ai appris quelque chose d’important.
« …car j’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai... ».
Lire Philippiens 4 : 11-13

Elsa Laffiché visitez le site : www.famillejetaime.com
Thème :  Reconnaissance
 
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Vos commentaires (5)

  Junior (Côte d'Ivoire)
Posté le 2 Janvier 2008 à 14h18
Merci Seigneur pour cet enseignement. Que l'auteur soit béni au-delà de toute espérance par celui en qui il n'y a ni changement, ni ombre de variation.
 
  Marie Bénigne (Burundi)
Posté le 11 Mai 2007 à 15h28
Je rends grâce à Dieu car malgré la différence de cultures, de mode de vie, la face de satan est toujours la même. En effet, ce témoignage me rappelle ce qui m'est arrivé avec la voiture de famille carina, et à force de me révolter au fond de moi parce qu'elle était très vielle. La conséquence a été si grave : incendie complète de la voiture et depuis je suis à pieds, même pas de vélo pour aller au travail. Je demande pardon à mon Dieu et te sollicite toi Soeur en Christ qui me li de demander pardon à Dieu pour moi qui n'avais rien compris en tout cela. Je sais ta prière m'ouvrira la porte d'une nouvelle. Que Dieu te bénisse.
 
  Lucie Neba (Cameroun)
Posté le 5 Mars 2007 à 11h08
merci de m'apprendre à être heureuse avec tout ce que j'ai et à les utiliser pour être en bénédiction aux autres. Et de ne jamais être malheureuse à cause de ce que je n'ai pas ou ne peux pas avoir. Cr la vie de l'homme ne dépend pas de ce qu'il a mais de ce q'il est en Jésus Christ.
 
  Mimine (France)
Posté le 2 Mars 2007 à 01h04
Oui en effet, c'est tellement plus facile de voir ce qu'on n'a pas, et qu' on pense à avoir le droit pour X raisons, que d'être tout simplement reconnaissant pour ce qu'on a,effectivement ! Au travail c'est pareil. Chaque jour il y a quelque chose qui ne va pas, un collègue qui nous fait une "vacherie" ou un autre qui a mal fait son boulot ou qui béneficie de passe-droits ou encore qui nous offusque... Et c'est parti pour les critiques, les plaintes, voire la médisance car les limites sont souvent floues et quand on se rend compte qu'on a dit quelque chose de vexant ou de déplacé, c'est trop tard; le mal est fait. C'est curieux comment on se trouve toujours plus facilement quelqu'un pour dire quelque chose de négatif à propos du travail ou d'un collègue, que pour dire du bien ! Cependant, si on pourrait voir le Seigneur se tenant à proximité en nous observant en silence, on se garderait de participer à ces propos et on serait bien plus modéré et objectif !!!
 
  Huguette (Côte d'Ivoire)
Posté le 22 Février 2007 à 13h58
merci SEIGNEUR de me faire comprendre la différence entre se contenter et accepter par contrainte quelque chose car on n'a pas le choix. aide moi SEIGNEUR à me contenter vraiment de ce que tu me donnes et à l'apprécier à sa juste valeur. merci à top féminin pour cette belle leçon QUE DIEU VOUS BENISSE.