Chère amie,
Il y a quelques temps, j’étais face à une situation délicate. Le choix de mon attitude allait déterminer ma relation avec ma collègue. Voici comment cela s’est passé.
Adjointe de direction, je suis responsable d’une petite équipe et chargée d’organiser le travail de chacun, pour que ça tourne. Mon travail me plait et je prie chaque jour pour mes collègues et ma directrice avant de les retrouver.
Mais dernièrement, je me suis heurtée à une jeune personne qui ne dit pas bonjour le matin et enchaîne les erreurs d’inattention. J’essaie donc patiemment de la guider chaque jour tout en soignant mes rapports avec elle.
Un jour qu’elle n’arrivait pas à faire un travail, je lui propose de revoir ensemble sa manière de s’y prendre pour un résultat plus concluant.
Mais elle explosa de colère, m’accusant d’être toujours méchante avec elle et injuste. J’étais sidérée du ton et surtout de la teneur de ses paroles. Tout de suite, je me suis excusée de l’avoir froissée, mais elle n’entendait rien, hurlant comme une furie.
Ma patronne est arrivée et s’enquit des faits, me voyant quelque peu décomposée. Elle remit les choses au point avec la demoiselle énervée : « Sylvie est ta tutrice, tu dois l’écouter, la respecter, et en aucun cas lui crier dessus. De plus, je ne crois pas qu’elle s’est mal comportée avec toi ».
Rapidement, la demoiselle avoua que je n’avais jamais été incorrecte avec elle, mais qu’elle avait des problèmes personnels et n’était pas de bonne humeur.
Le lendemain, elle partait en vacances et je mis ce temps à profit pour la bénir et prier pour notre relation. A son retour, je me suis appliquée patiemment à lui donner confiance en elle en l’encourageant dans son travail, et je ne suis jamais revenue sur notre altercation.
Peu à peu, j’ai vu cette jeune femme se transformer, prendre plaisir à discuter avec moi en demandant des conseils, allant jusqu’à me faire des confidences. Le matin, elle dit même bonjour avec le sourire !
Puis récemment elle me dit : « Sylvie, j’ai apprécié ton comportement après notre dispute, tu as été sympa et tu ne m’en as pas tenu rigueur, merci… ».
J’ai alors compris, que ma sollicitude l’avait touchée et qu’elle ne s’était pas sentie jugée après son dérapage, ce qui lui a permis de repartir en douceur.
Plus fort que des mots, des actes emprunts de respect et de l’amour de Christ en nous, peuvent renverser la tendance…et c’est ça, être un témoin vivant du Christ.
J’espère que ces mots t’encouragent et je te souhaite une excellente semaine.
Avec mon affection,
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