Marc 7 :32-35 ; Marc 8 : 22-25
Ces 2 passages ont des similitudes et des différences
2 miracles qui se ressemblent; mais avant de parler de miracles, il s’agit de 2 personnes : un sourd qui avait du mal à parler et un aveugle.
- chacun avait son lot de souffrances, chacun avait son besoin individuel et chacun avait besoin d’une intervention personnalisée.
- Le sourd comme l’aveugle ont été conduit vers Jésus
SOURD : « On lui amena un sourd, qui avait de la difficulté à parler, et on le pria de lui imposer les mains »
AVEUGLE : « on amena vers Jésus un aveugle, qu’on le pria de toucher. »
Il y a un Contact, une Rencontre avec un sauveur
On le prie d’imposer les mains à l’un, de toucher l’autre. Mais il ne convient pas de dicter au Seigneur comment il doit agir. La faiblesse de notre foi ne se montre-t-elle pas souvent en ce que nous voudrions que la bénédiction nous soit accordée de telle ou telle manière, par tel ou tel moyen, qui nous paraissent appropriés à nos besoins ?
Dans les deux cas, Jésus ne fait pas ce qu'on lui demandait; il n’imposa pas les mains au sourd et il ne toucha pas l’aveugle.
On n’a pas à donner d’ordre au Seigneur.
Ce n’est pas parce ce qu’on l’a vu guérir d’une certaine manière qu’il va faire pareillement avec nous…
Jésus décide de le guérir autrement…Il avait besoin de faire naître la foi dans le cœur de ces deux malades : la foi ce n’est pas s’attendre à ce que Dieu fasse « une chose », « un truc » qui va marcher…
SOURD : « Il le prit à part loin de la foule »
AVEUGLE : « Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village »
Jésus les emmène dans une Relation, une Communion avec lui
Il devait y avoir beaucoup d'agitation dans la foule. C'est pourquoi le Christ les éloigne de la foule et les prend à part. Il y a de ces choses qui ne se font que dans l'intimité...
Il sont seuls maintenant avec le Seigneur et les regarde attentivement. Ils sont coupés de leur sécurité, leurs proches ne sont plus avec eux et doivent apprendre à mettre toute leur confiance en Jésus seul !
La réponse du Seigneur
Concernant le sourd
Jésus ne lui adresse pas la parole; et pour cause, le sourd-muet n'aurait rien compris! Il a besoin de gestes tout simples.
Jésus « lui mit les doigts dans les oreilles, et lui toucha la langue avec sa propre salive »
Jésus utilise donc un langage fait de signes. Il opère une guérison par des moyens visuels : Jésus est Celui-là qui sait s’identifier à nous ! Il vient nous rencontrer dans notre besoin.
« levant les yeux au ciel, il soupira, et dit: Ephphatha, c’est–à–dire, ouvre–toi. »
Jésus leva aussi les yeux vers le ciel pour lui montrer que la source de toute guérison c’est Dieu. « C’est le Dieu qui guérit ». et le sourd-muet, témoin de ce regard, pouvait comprendre que la guérison lui venait d'en haut, de Dieu, qu'elle serait fondamentalement différente de toute aide humaine.
« Aussitôt ses oreilles s’ouvrirent » : La guérison est complète pour le sourd qui avait de la difficulté à parler
Concernant le sourd
Ce n’est pas la même chose : Jésus s’y prend de la même manière, il l’éloigne de la foule mais après qu’il est mit de la salive et imposé les mains, l’aveugle constate qu’il n’est pas totalement guéri.
« il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s’il voyait quelque chose. »
Celui qui avait 2 problème (sourd+pd de parler est guéri totalement) et celui qui avait un seul problème doit patienter et exprimer réellement ce qu’il désire…
Il aurait pu dire : « c’est correct », « ce n’est pas si pire… » Mais il dit : « Il regarda, et dit: J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent. »
Notre Seigneur voulait réellement éprouvé sa foi, une foi qui attend une totale guérison de la part de Dieu !
Hbr 11,1 Et qu'est-ce que la foi? C'est une ferme confiance dans la réalisation de ce qu'on espère, c'est une manière de le posséder déjà par avance. Croire, c'est être absolument certain de la réalité de ce qu'on ne voit pas .
La foi est la ferme assurance, la conviction, la garantie, le fondement, la réalisation, des choses que l'on espère.
Elle est la preuve, la démonstration, la certitude, l'absolue conviction des réalités invisibles, de percevoir ce qui n'est pas révélé à nos sens (ni le sourd ni l’aveugle ne pouvait s’appuyer sur leur sens…)
« Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement. »
Conclusion3 R : Rencontre, Relation et Réponse
3 C : Contact, Communion, Croissance physique
Sommes-nous sourd et/ou aveugle spirituellement? On désire une Réponse de Dieu pour une Croissance spirituelle? Avant cela, passons de la Rencontre à la Relation. Du Contact à la Communion
