"Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères." Exode12.8
"Que toute amertume, toute animosité [...] disparaissent du milieux de vous" Éphésiens 4.31
Lorsque Dieu incite le peuple juif à manger l’agneau pascal, il communique une recette où l’on retrouve des herbes amères. Ce texte prophétique préfigure l’œuvre de la croix et le sacrifice de Jésus qui connaîtra l’amertume de l’abandon, de la souffrance et de la mort.
Le second texte fait allusion à une autre forme d’amertume, ou du moins à un dosage d’amertume nettement plus fort qui rend votre vie infecte ! C’est celle-là qui doit disparaître de votre coeur.
Il y a certains fruits, certains légumes qui, naturellement, sont amers, et c’est ce dosage naturel d’amertume qui les rendent excellents, et fait le caractère de ces produits. On retrouve donc l’amertume à l’état naturel ; certains apéritifs ou vins sont ainsi teintés d’une légère amertume qui leur donne tout leur caractère.
Contrairement à ce qu’affirment abusivement bien des illusionnistes de la foi, je ne crois pas qu’il soit possible de vivre sans amertume ; je crois même que c’est l’œuvre de Dieu dans notre vie de mettre une dose d’amertume salutaire et utile. L’idée même de repentance n’est rien d’autre que les "herbes amères", à consommer par la foi avec l’Agneau de Dieu ; savoir vous humilier sous la puissante main de Dieu, selon ce que Pierre ordonne dans sa première lettre, (
1 Pierre 5.6), n’est rien d’autre qu’un dosage équilibré d’amertume face à notre misère, qui rend notre cœur sensible aux réalités de la vie.
Là où les choses dérapent, c’est lorsque ce subtil dosage d’amertume bascule vers autre chose ; lorsque nous laissons l’amertume issue non plus de la recette divine, mais des plans humains, s’installer chez nous ! Vous n’avez pas été compris, alors vous avez démissionné, et vous ne voulez plus rien faire dans votre église locale ! Vous avez été victime d’une injustice manifeste, et, au lieu de manger les herbes amères de l’œuvre de la croix, vous avez préféré cultiver les fruits d’une amertume volontaire, choisie, qui vous ont conduit à devenir rebelle, provocateur et arrogant, et finalement infect !
Tout n’est qu’une affaire de dosage, en fait ! Un peu d’amertume dans un plat va lui donner une touche typique et reconnaissable ; trop de cette même amertume va rendre ce plat immangeable !
Il faut que vous reconnaissiez votre état, et que les choses changent ; vous n’en avez pas le pouvoir, certes, mais vous pouvez déjà en avoir la volonté, première étape vers la délivrance de l’amertume.
Une prière pour aujourd’hui
Seigneur mon Dieu, tu sais ce que j’ai vécu, ce que j’ai dû souffrir et endurer ! Oui je l’admets devant toi aujourd’hui, l’amertume humaine a envahi mon cœur, mes pensées, mes sentiments ; j’en suis devenu infect et à mon tour je fais subir l’injustice aux autres ! Pardon Seigneur, viens changer mon cœur. Je veux m’humilier devant toi et te laisser agir dans ma vie. J’ai prié au nom de Jésus. Amen !
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